L’Anneau-Monde Larry Niven

Publié en 1970, auréolé d’un grand chelem des plus prestigieux prix de SF, ( Nebula 70, Locus 71, Hugo 71) L’Anneau-Monde de Larry Niven est, ce que l’on appelle un « classique » ; une oeuvre fondatrice pour de nombreux-ses lecteurs-trices et qui inspira tout autant de futur-e-s auteurs-trices de science-fiction.C’est le roman le plus connu de l’auteur et aussi une oeuvre marquante dans le sous-genre de la hard science. Trois autres romans développeront par la suite l’univers de L’Anneau-Monde, il s’agit de : Les ingénieurs de L’Anneau-Monde, Le trône de l’Anneau-Monde, et enfin, Les enfants de L’Anneau-Monde clôturera le cycle en 2004. L’intégralité du cycle est disponible dans un seul gros volume chez Mnémos.

Louis Wu est un humain bicentenaire qui semble blasé de sa vie sur terre. Il est recruté par un Marionnettiste (un extraterrestre à deux têtes ) pour explorer un artefact dans l’espace. Ils sont accompagnés dans leur voyage par un Kzin (une autre race extraterrestre ) et par une jeune femme, Teela Brown. Les quatre aventuriers vont arpenter L’Anneau-Monde pour essayer de percer ses secrets : est-il habité ? Qui a pu le construire et dans quel but ?

L’Anneau-Monde est un artefact de plusieurs millions de kilomètres avec au centre une étoile. Au début du roman, Larry Niven donne des données très précises sur la vitesse de rotation de l’anneau, sa masse, et son rayon. La volonté de l’auteur de créer un artefact géant qui soit crédible ou tout du moins basé sur des théories de physiques existantes sont les points forts du roman.

Par ailleurs, Larry Niven évoque Freeman Dyson, le théoricien, entre autre de la sphère de Dyson bien connu des lecteurs-rices d’Omale de Laurent Genefort.

Les personnages du roman discutent d’une des théories de Dyson qui définit l’expansion dans l’espace comme incontournable dans le futur pour pouvoir remédier à la surpopulation de la terre et à l’épuisement de ses ressources. L’Anneau-Monde, aussi démesuré soit-il, repose sur des inquiétudes et des problématiques contemporaines. Pourtant malgré un aspect scientifique vraiment intéressant le roman comporte pas mal de défauts qui sont liés à son époque. Une narration un peu poussive, et des dialogues pas toujours très profonds alourdissent le récit. L’humour aussi a pris un coup de vieux, mais le pire reste le personnage féminin de Teela Brown caricatural, raté et qui ferait pâlir de jalousie tous les écrivains misogynes de la terre.

Au final, L’Anneau-Monde de Larry Niven s’avère frustrant. Piqué par le côté scientifique et les nombreuses questions encore sans réponses à la fin, j’ai bien envie de continuer avec les autres romans. Mais les défauts évoqués plus-haut, ainsi que les nombreux autres livres dans la PaL risquent de renvoyer ces lectures dans l’espace.

2 réflexions sur “L’Anneau-Monde Larry Niven

  1. Je suis parti pour me faire un été spécial « classique » . Donc, stay tuned, j’aurai d’autres conseils plus enthousiastes.

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