L’effondrement de l’empire : L’interdépendance 1, John Scalzi

L’interdépendance, c’est le nom donné à cet empire de plusieurs centaines de planètes réparties dans 47 systèmes stellaires. Les planètes sont reliées entre elles par le Flux, une sorte de super-raccourci dans l’espace qui n’est pas sans rappeler les portes de Vangk de Laurent Genefort. La plupart de ces planètes sont inhospitalières et dépourvues de gravité, ce qui oblige les humains à vivre sous terre. C’est le cas de Centrale, la planète capitale où vit l’Emperox. Le monarque de l’interdépendance est mourant et sera bientôt remplacé par sa fille, Cardenia. Elle n’est pas très emballée par la tâche qu’il l’attend, car elle va devoir faire face aux pressions du directoire. Le centre des pouvoirs de l’interdépendance composé de la Guilde des commerçants, du parlement et des religieux est fragile. Par ailleurs, les problèmes ne vont pas tarder à s’accumuler après le décès de son père. Sur le Bout, la planète la plus éloignée de Centrale, une rébellion s’organise pour renverser le Duc. Mais le plus gros problème, c’est le Flux. Le système de transport et de commerce qui est l’épine dorsale de l’interdépendance est en train de disparaître.

John Scalzi est un grand écrivain de science-fiction. Il n’y a qu’à lire Le vieil homme et la guerre et ses suites pour s’en convaincre. Dans L’effondrement de l’empire tous les ingrédients d’un bon space op’ sont réunis : les voyages dans l’espace, les batailles, les luttes intestines pour le pouvoir. Et puis, c’est bien écrit, les personnages sont convaincants et chez John Scalzi, il y a toujours cette petite touche d’humour qui fait plaisir. C’est donc plaisant à lire et on se laisse prendre par l’histoire. Pourtant, je m’arrête là dans cette trilogie. J’ai refermé le livre avec l’impression d’avoir déjà lu des histoires semblables plusieurs fois. Il manque clairement un fond plus original pour accrocher. Mis à part le choix d’une héroïne comme personnage principal, j’ai parfois eu le sentiment de lire un space opéra désuet avec une intrigue intéressante, mais dans un univers trop simple, pas assez travaillé. Dans Le vieil homme et la guerre, John Scalzi avait trouvé le dosage parfait entre la réflexion du propos et le divertissement. Là, le divertissement prend vraiment le dessus, c’est bien dommage.

L’interdépendance 1 : L’effondrement de l’empire, John Scalzi, L’Atalante, traduit de l’anglais par Mickaël Cabon, 336 pages, 21.90 euros, 2019

2 commentaires

    1. C’est pas un mauvais bouquin, mais John Scalzi a fait beaucoup mieux. D’ailleurs dans la postface, il écrit qu’il a eu du mal à finir ce premier tome. Faut peut-être y voir un signe.

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