Waldo, Robert A. Heinlein

Waldo est le dix-neuvième titre de la collection Une heure-lumière du Bélial’. Ce court roman date de 1942 et a été lauréat du prix Rétro Hugo 2018. Je suis loin d’avoir lu tout les Une heure-lumière, néanmoins ceux qui me sont passés entre les mains m’ont plutôt emballé, à l’instar de la La ballade de Black Tom, chroniqué ici il y a quelques mois.

L’action de Waldo se situe dans un futur où les problèmes énergétiques semblent avoir disparu. La découverte de « l’énergie rayonnante » donne la possibilité d’utiliser une source d’énergie inépuisable et peu couteuse, dont la NAPA (North America Power Air ) contrôle l’essentiel de l’approvisionnent et de la distribution. Tout va pour le mieux, jusqu’au jour ou les réacteurs de la NAPA commencent à tomber en panne, créant des problèmes dans le domaine des transports. Personne n’est en mesure trouver d’où viennent les pannes, sauf peut-être Waldo. Dès lors, le gros soucis des ingénieurs de la NAPA va être de réussir à convaincre cet irascible misanthrope de les aider. Il faut donc aller le chercher chez lui, dans une station orbital, où il vit reclus atteint d’une maladie qui l’oblige à rester en apesanteur.

Waldo est un bon texte de SF qui se lit sans déplaisir malgré le temps qui nous sépare de sa première publication. Il y a deux raisons à cela, à mon avis. La première vient de la traduction de Pierre-Paul Durastanti. Le texte est fluide et de fait très agréable à lire. La même récit avec une traduction des années cinquante aurait certainement eu plus de mal à passer. La seconde vient de la modernité de Waldo, et c’est ce que je retiendrai de ma lecture. Malgré quelques anachronismes, Waldo passe très bien aujourd’hui, parce que Heinlein par d’un postulat de hard-science ( pour l’époque, j’entends ) sans donner trop de détaille scientifique. Ce paradoxe certainement pas voulu par l’auteur  qui soulève des questions comme la dépendance énergétique et les effets connus ou non sur la santé, résonnent aujourd’hui plus que jamais.

Waldo est donc un texte de l’âge d’or qui a bien vieilli. Quatre-vingt années après sont écriture il peut encore être lu sans que les lecteurs sautent au plafond devant les décors en carton et les explications scientifiques dépassées. Il a toute sa place dans la collection Une heure-lumière.

Waldo, Robert Heinlein, Le Bélial’, traduit de l’anglais (états-unis) par Pierre-Paul Durastanti, 2019, 160 pages, 10,90 euros.

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