Le Vieil homme et la guerre, de John Scalzi

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Le vieil homme et la guerre est le premier roman de John Scalzi que je lis. J’étais passé à côté de cet auteur publié chez l’Atalante depuis plusieurs années.

Le jour de ses 75 ans, John Perry se rend sur la tombe de sa femme, puis il s’engage dans les Forces de Défense Coloniale. Les FDC sont l’armée de l’expansion humaine dans l’espace. Le job est simple : protéger les planètes colonisées par les humains et conquérir celles occupées par les races extra-terrestres. Sur terre, personne ne sait vraiment ce qu’il se passe là-haut. Les recrues signent pour un aller simple, sans possibilité de retour. Elles s’engagent pour 2 ans avec une possibilité d’extension de 8 ans. Ensuite, si le soldat n’est pas mort au combat, il peut prétendre à une retraite tranquille sur une des planètes colonisées.

Le vieil homme est la guerre dispose de toute l’artillerie d’un space opera classique : vaisseaux gigantesques, armes sophistiquées, et races aliennes multiples. Je ne suis pas un grand fan des « ambiances militaires » mais John Scalzi évite les écueils du militarisme à deux balles avec humour. Il développe son univers, et déploie des technologies sans s’attarder sur les aspects scientifiques ; l’essentiel dans ce roman étant les personnages.

L’altérité est un concept que l’on retrouve souvent dans les œuvres de science-fiction. Dans le vieil homme et la guerre, le rapport aux autres, l’identité dans le groupe sont au centre du roman. Le héros doit s’adapter à sa nouvelle vie militaire, en même temps qu’il doit surmonter la disparition de sa femme. Pour John Kerry, la perte de l’alter ego et le vide laissé semble comblé par le sentiment de camaraderie et l’amitié, au moins pour un temps. Le transhumanisme est l’autre concept développé dans le livre. Pour pouvoir intégrer l’armée, les recrues doivent se plier à certaines améliorations corporelles. John Scalzi comme d’autres auteurs de SF avant lui interroge le rapport au corps et au vieillissement.

Au final, on tient là un bon divertissement, bien écrit et intelligent avec ce qu’il faut de scènes d’action, et d’humour pour que le lecteur tourne les pages et se laisse embarquer.

Le vieil homme et la guerre, John Scalzi, Édition L’Atalante, 284 pages, traduit par Bernadet Emerich, Janvier 2007

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