Chroniques, Bob Dylan

20151122_093341                                         Des mots, des notes, une guitare

L’histoire débute sur la scène ouverte d’un club en plein Greenwich Village. Nous sommes à New-York au début des années soixante. Le jeune gars qui chante, en jouant de la guitare et de l’harmonica, débarque de son Minnesota natal. Il ne s’appelle pas encore Bob Dylan.  « J’étais au point zéro de mon apprentissage, mais je n’avais rien d’un néophyte » . Chroniques volume 1 est une balade, ou plutôt une ballade, dans les souvenirs de Bob Dylan. Amoureux des mots et passionné de musique, il choisira la Folk « ces chansons que l’on tient toujours de quelqu’un » pour s’exprimer. Car Dylan, le poète, à des choses à dire sur la vie, les gens, l’amour. « Dans une chanson, vous dites parfois des choses même si elles ont peu de chances d’être vraies. Des fois, cela n’a rien à voir avec la vérité de ce que vous aimeriez dire. D’autres fois encore, c’est vrai et tout le monde le sait. En même temps vous pensez que la seule vérité sur terre est qu’il n’y en a pas ».

Premier opus de ce qui devrait être une trilogie, Chroniques est un livre passionnant. Sur le ton de la discussion, Dylan retranscrit parfaitement l’ambiance des premières années  de sa carrière. La prose est limpide, souvent drôle, parfois mélancolique. Les anecdotes sont nombreuses, les rencontres aussi : Woody Guthrie, Joan Baez ou encore Kurtis Blow. Le chapitre consacré à l’enregistrement de l’album Oh Mercy  à La Nouvelle-Orléans nous fait ressentir les difficultés que rencontrent parfois  les artistes dans le processus de création .

Pourtant, pour un néophyte qui découvre l’oeuvre de Dylan, Chroniques n’est pas forcement la meilleur porte d’entrée dans l’univers du Monsieur. Bob voyage dans ses souvenirs sans vraiment donner de repères chronologiques. De fait, je me suis sentis  un peu largué par moment et frustré de ne pas pouvoir prendre toute la mesure du récit. Le livre s’adresse  plutôt, donc, à un public qui connaît déjà le parcours et les disques. Pour les autres, il reste l’essentiel. La musique et les textes.  Quant à savoir si nous aurons un jour la chance de lire la suite des mémoires de Dylan « The answer, my friend, is blowin’ in the wind. The answer is blowin’ in the wind ».

 Bob Dylan – Chroniques volume 1 – folio – 2005 – 387 pages                                                                  Traduit de l’américain par Jean-Luc Piningre

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